Point de révolution au palais de la reine de la morna.
Pour son dixième album, «Rogamar», elle reste plus que jamais fidèle à son univers. Et donc, à l'Afrique.
Quoi de plus naturel pour une chanteuse insulaire que de louer la mer!
Et quand l'île sur laquelle on habite n'est pas des plus hospitalières, l'on se doit d'aller voir ailleurs afin de subvenir à ses besoins.
Ils sont nombreux, les habitants du cap Vert, à avoir dû affronter les éléments pour s'en aller gagner leur croûte. Qui aux Etats-Unis, qui aux Pays-Bas ou, plus près, à Sao Tomé. Cesaria Evora ne se lasse pas de rendre compte des petites histoires qui composent la grande, avec un h majuscule, de ses compatriotes.
A la barre de «Rogamar» («Priez la mer»), son dixième album, on retrouve l'immuable José da Silva, son complice et producteur de toujours - au point que l'on se demanderait bien ce qui pourrait les fâcher!